Célina SILVA
Consultante et formatrice en sécurité relationnelle · Prévention des tensions et des violences · Accompagnement psychocorporel (traumas) · Ateliers et formations sur mesure
Célina SILVA
Consultante et formatrice en sécurité relationnelle · Prévention des tensions et des violences · Accompagnement psychocorporel (traumas) · Ateliers et formations sur mesure
Il y a des femmes qui viennent me voir en sachant exactement ce qui ne va pas. Et il y a des femmes qui viennent en disant : "Je ne sais pas trop ce que je cherche. Je sais juste que je ne me reconnais plus."
C'est souvent cette deuxième catégorie qui m'intéresse le plus. Parce que ne plus se reconnaître — ne plus savoir ce qu'on veut, ne plus ressentir grand-chose, avoir l'impression d'être devenue quelqu'un d'efficace mais d'absent à soi-même — c'est souvent le signe que quelque chose de central a été perdu.
L'estime de soi n'est pas la confiance en soi au sens performatif — la capacité à parler en public, à s'affirmer, à réussir ce qu'on entreprend. On peut exceller dans tout ça et avoir une estime de soi effondrée.
L'estime de soi, c'est quelque chose de plus fondamental : la conviction intérieure qu'on a de la valeur. Pas parce qu'on fait des choses bien — mais simplement parce qu'on existe. Parce qu'on est là.
Quand cette conviction est abîmée — par une histoire difficile, des relations destructrices, des années à se mettre en dernier, des expériences répétées d'invalidation — le rapport à soi-même se transforme. On devient son propre juge le plus sévère. On s'excuse d'exister. On s'efface.
L'estime de soi ne s'effondre pas toujours brutalement. Le plus souvent, c'est un processus lent — une accumulation.
Des messages reçus depuis l'enfance sur ce qu'on valait, ce qu'on méritait, ce qu'on était capable de faire ou non. Des relations qui ont renforcé l'idée qu'on devait mériter l'amour en étant parfaite, disponible, inépuisable. Des situations où on n'a pas pu se défendre — et qui ont laissé l'impression qu'on ne le méritait pas.
Et puis la vie qui continue, les rôles qui s'accumulent — mère, professionnelle, fille de, partenaire de — et dans lesquels on s'investit tellement qu'on finit par ne plus savoir qui on est en dehors d'eux.
Le corps porte les traces de tout ça. La façon dont on se tient. La voix qui baisse quand on parle de soi. Le ventre qui se noue quand quelqu'un nous fait un compliment qu'on ne sait pas recevoir. La difficulté à occuper l'espace, à regarder quelqu'un dans les yeux sans chercher son approbation.
L'estime de soi n'est pas seulement une construction mentale. Elle est inscrite dans le corps — dans la façon dont le système nerveux a appris à se positionner dans le monde, face aux autres, face au regard.
C'est pour ça que le travail psychocorporel touche quelque chose que les approches uniquement cognitives n'atteignent pas toujours. On peut comprendre intellectuellement qu'on a de la valeur — et continuer à ne pas le ressentir. Le travail corporel permet d'aller là où la compréhension seule ne suffit pas.
Dans les programmes que je propose, le travail sur l'estime de soi passe par plusieurs chemins simultanément.
La psychoéducation d'abord — comprendre comment s'est construite cette image de soi, quels mécanismes la maintiennent, ce qu'on peut en faire. Cette compréhension ne résout pas tout, mais elle change le rapport à soi-même : on cesse de se juger pour commencer à se comprendre.
Le travail corporel ensuite — technique EMMETT, régulation du système nerveux, travail sur la respiration et la posture — pour que le corps commence à apprendre, dans sa mémoire profonde, que c'est sûr d'être là. Que prendre de la place n'est pas dangereux. Que se détendre n'est pas abandonner sa vigilance.
Et le travail sur les schémas relationnels — comment on se positionne avec les autres, comment on reçoit et donne, comment on pose des limites — pour que le changement ne reste pas dans le cabinet mais s'installe dans les relations réelles.
Je dis ça parce que beaucoup de femmes arrivent avec la conviction que "ça va prendre des années". Ce n'est pas toujours vrai.
Le travail que je propose s'étale sur 3 à 5 mois. Ce n'est pas magique — mais c'est suffisamment long pour que quelque chose s'installe vraiment, et suffisamment court pour qu'on garde le cap et qu'on voie les changements se produire.
Je vous propose un premier échange téléphonique gratuit pour voir ensemble si cet accompagnement correspond à ce que vous cherchez.
Célina SILVA est praticienne en accompagnement psychocorporel à Orléans. Elle accompagne les femmes dans la reconstruction de l'estime de soi après une période difficile, en présentiel et en distanciel partout en France.