Célina SILVA
Consultante et formatrice en sécurité relationnelle · Prévention des tensions et des violences · Accompagnement psychocorporel (traumas) · Ateliers et formations sur mesure
Célina SILVA
Consultante et formatrice en sécurité relationnelle · Prévention des tensions et des violences · Accompagnement psychocorporel (traumas) · Ateliers et formations sur mesure
Il y a des douleurs pour lesquelles on a cherché longtemps. Des bilans faits, refaits. Des médecins qui ne trouvent rien d'organique — ou qui trouvent quelque chose, mais dont le traitement ne soulage qu'en partie. Et cette phrase qui revient, qui blesse autant qu'elle soulage : "C'est peut-être psychologique."
Ce n'est pas dans votre tête. Mais ce n'est pas non plus dans votre corps seul.
L'endométriose, la fibromyalgie, le syndrome de l'intestin irritable, les douleurs pelviennes chroniques, les migraines résistantes — ces pathologies ont en commun d'impliquer à la fois le corps et le système nerveux d'une façon que la médecine classique a longtemps eu du mal à saisir.
Ce qu'on sait aujourd'hui, grâce aux neurosciences et à la recherche sur la douleur chronique, c'est que le système nerveux joue un rôle central dans la façon dont la douleur est amplifiée, maintenue ou calmée. Un système nerveux chroniquement en état d'alerte — sous l'effet du stress, de traumatismes passés, d'une charge émotionnelle non intégrée — peut abaisser le seuil de la douleur et maintenir le corps dans un état d'hypersensibilité.
Ce n'est pas de la simulation. Ce n'est pas une faiblesse. C'est de la physiologie.
Dans mon travail avec les femmes qui portent des douleurs chroniques, je reviens souvent à cette idée : le corps n'est pas en train de vous trahir. Il essaie de vous parler.
La douleur chronique est souvent le signe qu'un système nerveux surchargé n't pas trouvé d'autre voie pour signaler qu'il est à bout. Qu'il y a quelque chose — une tension non résolue, une expérience non intégrée, une charge accumulée trop longtemps — qui cherche à être entendu.
Ce n'est pas une lecture psychanalytique ni une vision mystique du corps. C'est une réalité neurobiologique : le corps et le système nerveux forment un système intégré, et ce qui n'est pas traité à un niveau finit par se manifester à un autre.
L'accompagnement psychocorporel ne remplace pas le suivi médical. Il le complète, sur un terrain que la médecine classique n'occupe pas toujours : celui du système nerveux, des mémoires corporelles, et de la régulation émotionnelle.
Dans le cadre du programme ENDOSOMA que je propose — conçu spécifiquement pour les femmes vivant avec l'endométriose ou des douleurs chroniques — le travail repose sur plusieurs axes complémentaires.
La psychoéducation, d'abord. Comprendre pourquoi le corps réagit comme ça. Comprendre le rôle du système nerveux dans la douleur chronique. Comprendre ce que le stress fait au corps sur le long terme. Cette compréhension seule change quelque chose — elle sort de la honte et de la confusion pour aller vers la connaissance de soi.
La technique EMMETT, ensuite. Par des stimulations douces et précises sur les fascias — ce tissu conjonctif qui enveloppe le corps entier — elle permet de libérer les tensions physiques profondes, de relâcher ce que le corps retient, de rééquilibrer le système nerveux. Les femmes qui traversent cette partie du travail décrivent souvent une détente qu'elles n'avaient plus connue depuis longtemps. Parfois depuis des années.
La désensibilisation par les mouvements alternatifs, pour aider le cerveau à retraiter les mémoires émotionnelles liées à la douleur — la peur, l'anticipation, l'épuisement de devoir se battre chaque mois, chaque jour. Ces mémoires entretiennent l'état d'alerte du système nerveux. Les neutraliser progressivement permet au corps de sortir du mode survie.
Le travail sur l'estime de soi et les limites, enfin. Parce que beaucoup de femmes qui portent des douleurs chroniques portent aussi, en parallèle, une tendance à se mettre en dernier, à minimiser leurs besoins, à "tenir" quand même. Ce travail ne guérit pas l'endométriose — mais il change profondément le rapport à soi, au corps, et à ce qu'on est en droit de demander.
Je dis ça clairement, parce que je pense que l'honnêteté est fondamentale dans ce type d'accompagnement.
L'approche psychocorporelle ne guérit pas l'endométriose. Elle ne fait pas disparaître la fibromyalgie. Elle n'a pas de réponse à toutes les douleurs chroniques.
Ce qu'elle peut faire — ce que j'observe dans mon travail — c'est aider le corps à sortir de l'hyperactivation chronique, réduire l'intensité et la fréquence des douleurs, et surtout aider les femmes à reprendre un rapport différent à leur corps : pas un rapport de guerre, mais un rapport de dialogue.
Ce changement-là, à lui seul, change la qualité de vie de façon significative.
Si vous portez des douleurs chroniques depuis longtemps et que vous cherchez un accompagnement qui prend en compte la dimension corporelle, émotionnelle et neurologique de ce que vous vivez, je vous propose un premier échange gratuit et sans engagement.
Célina SILVA est praticienne en accompagnement psychocorporel à Orléans, spécialisée dans l'accompagnement des femmes vivant avec l'endométriose, la fibromyalgie ou des douleurs chroniques. Elle propose le programme ENDOSOMA.